Patrice Faubert

Paraphysique billevisée étatisée

Au même moment
Quelque part sur notre planète
Et peut-être ailleurs sur une autre planète
Des gens disent les mêmes choses
Des gens pensent les mêmes choses
Des gens font les mêmes choses
Des gens écrivent les mêmes choses
Osant, c'est moi, c'est moi, c'est moi
Et là, toutes les blagues en émoi
Ce quelque soit la langue
Et donc quel que soit le pays
Que nous, vous, moi, ils, elles, lui
Mais
Nous n'y songeons jamais
Sinon, le rien deviendrait une apologie
Moindre mal, peut-être, que son contraire
Ainsi, des armes qu'il faut bien faire
Voilà bien de quoi nous éberluer
Voilà bien de quoi nous effarer
Je la sors bonne, surtout pas bonne
Et là contre la crétine Sorbonne
Du bien dégagé derrière les oreilles
Et à l'époque de feu Rabelais
Lui, qui tant lui déplaisait
Cela était déjà pareil
Tout ce qui est un peu bachique
Lui ayant toujours fait la nique
D'ailleurs
Comme bien souvent les universitaires
Billevisée assermentée des parchemins
Toute une soumission aux convenances
Renforçant tout pouvoir dans son opulence !
Et aussi la plupart des gens connus
Il faudrait leur botter le cul
Car de tous les bords
C'est la prostitution des corps
Surtout, la prostitution des esprits
Pour passer à la télévision ou à la radio
Y baisser son froc
Pour y faire du toc
C'est là, la loi du troc
Et puis si on les invite
Le capital les achète, c'est son rite
Et ils et elles deviennent le système
Le capital sait y faire pour qu'on les aime
Forcément, sinon, c'est la porte
Ouf, ouf
L'on ne vous invite jamais nulle part
Comme l'anar qui ferait bande à part
Préférant, plouf, y être le vilain canard
Les vraies putains
Les vrais maquereaux
Du manège des gigolettes et des gigolos
La misère du besoin de fausses étoiles
Pas celles du ciel
Celles qui sont vraiment belles
Environ 10 000 visibles à l'oeil nu
Quoique
Avec la pollution lumineuse
La visibilité n'y soit pas fameuse
Et pauvres bousiers
Qui s'orientent avec la Voie lactée
Mais, d'autres sens aussi affectés
Soies sensorielles des araignées
Ou bien l'éléphant et son odorat affiné
Deux fois plus que le chien pourtant si affûté !
Mais
Comme soixante-dix pour cent des espèces
Sont nocturnes, et là, pas de carte bleue
Autres excarnations de subtilité
Ou rien n'y semble vraiment acharné
Comme au douzième siècle, en thanatologie
D'un temps l'autre
Faudrait le film à la Albert Dupontel
Ce peut-être laboritien, qui bat encore des ailes
Oui, adieu, les connes et les cons
Hélas
Nous le sommes toutes et tous, un peu
Beaucoup, passionnément, à la folie
Quand tout le monde le pense ou le dit
Et qu'est mise au placard, seule solution, l'anarchie
Et l'anarchie n'est ni de droite ni de droite
Donc, hors l'extrême gauche
Hors la gauche
Hors la droite
Hors l'extrême droite
Du capital et des élections pièges à connes et cons !
Les anarchistes sont pour l'abolition des classes sociales
De l'Etat, de l'extrême gauche à l'extrême droite du capital
Contre l'autorité et tout pouvoir, et abolir le salariat
Des fédérations de communes libertaires autogérées ! 
C'était bien la peine
De disséquer, anatomiser, la moindre veine
Alors
Que l'on commémore
Aux diverses bourgeoisies, ne causant aucun tort
La révolution bourgeoise française
La révolution américaine esclavagisée
Et autres révolutions de fausseté
19 avril 1775, début de la révolution américaine
Foutage de gueule, des esclavagistes et propriétaires terriens
Faux commémoratif comme pour l'origine des pâtes
Non pas en Italie, mais 3000 ans avant notre ère
Encore la Chine, sachant toujours y faire
Toujours avec, via, via, en plusieurs mères !
Sicile, douzième siècle, via le crabe
Et coton, riz, citron, canne à sucre, du rab
Via Italie, Europe, puis USA avec sa sauce tomate
Maintenant, trois-cents de variété de pâtes en Italie
Mais c'est quoi un pays ?
Quand au cours des siècles
Deux pour cent des italiens
Parlaient , paradoxalement, l'italien
Seule la classe dominante le parlait
D'autres pays, le phénomène, aussi, y prévalait
Ou à peu de choses près !
Dommage que le mot de con
Soit finalement lui-même assez con
Puisqu'il  désigne aussi le sexe de la femme
Voilà bien des siècles passés, le drame
Et la culture ?
La culture bourgeoise
Et nous savons si peu
Sur beaucoup
Et nous savons beaucoup
Sur si peu
Car tout est à la fois compréhensible
Mais tout étant indéfinissable, comme invisible
Chaque seconde de tout instant présent en étant comme seul accessible
Dispendieux suranné jamais vraiment fustigé
Comme les 600 000 euros de costumes de Jack Lang
Ou la fortune des bijoux de Rachida Dati
Ou de Serge Nedjar, autre salopard
Et ici, en filigrane, avec aucun canular
Oui, hors l'anarchie, vraiment, tout est pourri !
 
Patrice Faubert ( 2026 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ )

All rights belong to its author. It was published on e-Stories.org by demand of Patrice Faubert.
Published on e-Stories.org on 01.05.2026.

 
 

Comments of our readers (0)


Your opinion:

Our authors and e-Stories.org would like to hear your opinion! But you should comment the Poem/Story and not insult our authors personally!

Please choose

Articolo precedente Articolo successivo

Altro da questa categoria "Politica & Società" (Poems in francese)

Other works from Patrice Faubert

Vi è piaciuto questo articolo? Allora date un'occhiata ai seguenti:

Le capitalisme est le crime organisé - Patrice Faubert (Politica & Società)
The Chokehold of TwoTyrants - Rolph David (Politica & Società)
Pour une fille - Rainer Tiemann (San Valentino)